Foire aux questions (FAQ)

Nous répondons ici aux questions les plus fréquentes des personnes concernées et de leurs proches sur le thème de la démence. Vous n’avez pas trouvé de réponse à votre question ? Posez-nous donc votre question dans le formulaire ci-après.

J’ai beaucoup de trous de mémoire depuis quelque temps. Pourrait-il s’agir de la maladie d’Alzheimer?

Les trous de mémoire sont un signe avant-coureur de la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence. Mais oublier des choses ne signifie pas forcément que vous êtes malade, loin s’en faut! Les oublis peuvent tout à fait être provoqués notamment par le manque de sommeil ou le stress. Dans le cas d’une démence, plusieurs symptômes sont présents. Les personnes souffrant d’un début de démence ont aussi des problèmes d’expression et d’orientation, et éprouvent des difficultés à accomplir certaines tâches quotidiennes ainsi qu’à planifier leurs journées. L’important est de détecter ces changements de manière précoce. L’existence de plusieurs signes avant-coureurs doit vous amener à consulter votre médecin de famille.

Les problèmes cognitifs tels que les trous de mémoire peuvent avoir des causes diverses. Or il est parfois possible de les traiter si l’on en connaît la raison. Il serait donc dommage de passer à côté de quelque chose. Vous pouvez rendre votre maman attentive à cet aspect. Si les résistances de la personne concernée sont trop vives, il est recommandé d’associer votre médecin de famille à la réflexion et de lui décrire vos observations. Il pourra alors aborder le sujet lors de sa prochaine consultation. Soyez patient et laissez votre mère prendre son temps.

La détection précoce permet d’apporter des réponses aux personnes concernées et à leurs proches. Celles-ci vivent très mal la période qui précède le moment où le diagnostic tombe. Ils voient bien que quelque chose ne va pas, mais ils ne savent pas quoi. Si le diagnostic tombe tardivement, un temps précieux est alors perdu. Bien que la démence soit incurable, des traitements existent. Le diagnostic clarifie les choses et permet aux proches de planifier l’avenir et de prendre des décisions importantes. Il est conseillé d’associer toute la famille aux décisions concernant le recours ou non à des prestations de conseil et de soutien. Car il s’agit de décisions trop lourdes à porter pour une personne seule. Les offres de soutien soulagent aussi bien les personnes concernées que leurs proches.

Il existe certes des médicaments pour traiter la démence, mais les thérapies non-médicamenteuses sont tout aussi importantes. Elles permettent en effet à la personne concernée de mieux prendre en main sa vie quotidienne et de conserver ses capacités. Le choix du médicament dépend de la forme de démence et de l’état de santé général de la personne concernée. Pour la maladie d’Alzheimer, on prescrit des médicaments dits anti-démentiels (ou anti-démence), qui améliorent la capacité de réflexion et la vitalité au quotidien et peuvent ainsi freiner la progression de la maladie. Au stade initial d’une démence, la personne concernée souffre souvent de dépressions qui peuvent justifier la prescription d’antidépresseurs.

Dans un premier temps, il est très important d’informer les personnes concernées et leurs proches et de leur prodiguer des conseils. Plus ils en savent sur la maladie et ses conséquences, mieux ils arrivent à gérer la situation. Il est également recommandé d’échanger avec d’autres personnes souffrant du même mal. Selon l’évolution de la maladie, d’autres offres peuvent être utiles: service de repas à domicile, aide ménagère, services de transport, service d’aide et de soins à domicile, services de relève des proches, soutien administratif, consultation sociale, accueil de jour, Vacances Alzheimer, etc. Alzheimer Suisse et Pro Senectute peuvent vous informer sur les offres dans votre région.

Il faut l’accepter tel qu’il est aujourd’hui et faire preuve d’empathie et de considération. Les personnes atteintes de démence ont des trous de mémoire et, souvent, elles ne se souviennent plus de ce qu’elles ont dit précédemment et répètent parfois en boucle le même discours, ce qui peut être fatigant pour leurs interlocuteurs. Essayez néanmoins de garder votre calme, car il n’y aucune mauvaise intention dans ce comportement. Les questions qui reviennent sans cesse fournissent plutôt des informations sur les états d’âme de la personne concernée. Essayez de vous mettre à la place de votre voisin ou de le distraire. Il est déconseillé de le contredire ou de le confronter avec le fait qu’il ressasse toujours les mêmes choses. Vous trouverez ici d’autres conseils importants qui faciliteront vos contacts et vous aideront dans vos rapports quotidiens avec les personnes concernées.

Un entraînement régulier de la mémoire et une alimentation équilibrée permettent de mieux résister à la dégénérescence du cerveau. Lancez-lui de temps à autre un nouveau défi!
Faire fréquemment travailler sa mémoire active les cellules grises et renforce les connexions entre elles. Des activités telles qu’apprendre une langue étrangère, s’initier à une nouvelle discipline sportive, fréquenter un cours de danse et même discuter avec des amis au café peuvent ainsi avoir un effet bénéfique. Au cours d’une discussion, réagissez à des arguments, souvenez-vous d’un film vu récemment ou d’un livre lu; cela demande un gros effort à votre cerveau.

Pour les personnes atteintes de démence, il existe des exercices spécifiques d’entraînement de la mémoire dont le but est de préserver ses capacités et de mieux se débrouiller au quotidien.

Il est impossible de répondre définitivement à cette question à laquelle la science n’a pas encore apporté de réponse satisfaisante. Une forme rare de la maladie d’Alzheimer, l’Alzheimer précoce, est le plus souvent héréditaire, mais lorsque la maladie survient plus tard, il est plus difficile de déterminer le rôle joué par une prédisposition génétique. Cette remarque s’applique aussi à d’autres formes de démence. Il est recommandé aux personnes qui s’inquiètent parce que leurs parents ou leurs grands-parents en sont atteints de s’informer et se faire conseiller le plus tôt possible.

Le médecin de famille est le premier interlocuteur à qui vous devriez faire part de vos craintes. Le dépistage commence par un examen approfondi de l’état physique. Dans un premier temps, le plus important est en effet d’exclure les autres causes possibles de problèmes cognitifs. Le médecin de famille peut ensuite vérifier à l’aide de tests relativement simples si les soupçons de démence sont avérés. À ce stade, la discussion avec la personne concernée et ses proches est essentielle. Leurs observations sont importantes. Si les soupçons se confirment, il peut s’avérer judicieux de procéder à d’autres examens auprès de spécialistes (p. ex. dans une Memory Clinic). Ils permettront de poser un diagnostic le plus nuancé possible et d’identifier le traitement adéquat.

Les personnes atteintes de démence ont les mêmes besoins que les autres. Elles souhaitent vivre le plus longtemps possible de façon autonome, dans leur environnement habituel. En raison de leur maladie, elles éprouvent toutefois des difficultés à s’orienter et à effectuer certaines tâches quotidiennes. Il se peut également qu’elles se comportent de manière étrange. Les conseils ci-dessous vous aideront à adopter un comportement adéquat avec les personnes atteintes de démence:

  • Placez-vous bien en face de la personne, de façon à ne pas sortir de son champ de vision.
  • Regardez-la dans les yeux avant de commencer à parler.
  • Écoutez-la attentivement quand elle parle.
  • Évitez de la crisper ou de la brusquer.
  • Parlez lentement, calmement et clairement. Formulez des phrases courtes en utilisant des mots simples.
  • Posez une seule question à la fois.
  • Aidez la personne à trouver ses mots et à compléter ses phrases.
  • Prenez ses problèmes et ses angoisses au sérieux.
  • Faites preuve de compréhension et essayez de lui transmettre de l’assurance.
  • Montrez de la patience et de l’empathie.
  • Ne contredisez pas la personne lorsqu’elle a tort ou tient des propos inintelligibles.
  • Ne vous sentez pas visé(e) personnellement par des accusations, gardez votre calme.
  • Essayez de déterminer à qui vous avez affaire et où habite la personne.
  • Expliquez-lui où elle se trouve et comment elle peut regagner son domicile, ou raccompagnez-la chez elle.
  • N’utilisez jamais la contrainte.
  • Prenez si nécessaire contact avec des proches ou la police.

Astucieuse, la MEMO-BOX explique comment faire face à la démence au quotidien et donne de précieux conseils en matière de contact et d’aide aux personnes concernées. Dans le secteur des services, la MEMO-BOX peut être disposée dans tous les points de contact avec la clientèle et ne nécessite pas d’autres supports.

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